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La programmation, quelque soit le langage utilisé, est composé de grands principes. En effet, si la syntaxe diffère d’un langage de programmation à un autre, il est plutôt facile pour un développeur de s’y retrouver.

Il s’agit d’un rapide aperçu, pas d’un cours complet 😉 L’algorithmique sera abordée dans un autre article.  

Les variables

C’est la base même de l’intérêt de la programmation.

Imaginons simplement un site Web sur lequel il serait possible de créer un compte (pour un forum, ou un réseau social, ou encore jeu en ligne, etc.).
Il faudrait donc créer un système qui pourrait enregistrer les données de cet utilisateur (et de tous les autres) et les restituer le moment venu.

On pourrait se dire qu’on va créer une page par utilisateur et lui remettre l’adresse de la page par un lien qui lui seul connaît. Cette idée semble amusante mais j’ai déjà vu ce cas ! C’est non seulement du bricolage tarabiscoté, mais aussi très difficile à maintenir 🙂

Le mieux est donc de créer une seule et même page. Pour l’exemple, je vais prendre la page de la session ouverte qui sera ultra-simple : « Bonjour Utilisateur ».

Comme « utilisateur » pourrait un des quelques milliards d’individus sur Terre (sans compter qu’un internaute pourrait avoir plusieurs comptes sur un même site Web), il est impossible de déterminer le pseudonyme qui ne peut varier que d’une personne à l’autre. Cette information inconnue est donc variable.

La variable sert donc à stocker une information, facilement récupérable, comme un pseudonyme. Ce qui donnera : « Bonjour [pseudonyme variable] ».

En programmation, la variable peut contenir beaucoup de choses : des chiffres, du texte, etc.
On parle alors de types de variables, comme des nombres entiers, nombres décimaux, caractères, chaînes de caractères, booléen (autrement dit « vrai ou faux »)…

Mais elle peut aussi contenir plusieurs variables (par exemple, une liste de courses qui est aléatoire selon les personnes et les instants T).
Pour que ce soit bien ordonné, ces variables multiples sont appelés « listes » ou « tableaux ». Ce qui donnerait : [tableau variable] = 3 pommes, 2 poires, 6 bananes.

Vous aurez remarqué que j’ai placé la variable entre crochets, mais les syntaxes varient d’un langage à l’autre.

Par exemple, dans le langage PHP :

<?php

$variable_pseudonyme = 'netprog';

$tableau = array( 'pomme'=> 3, 'poire' => 2, 'banane' => 6);

?>

Et en javascript :

var pseudo = 'netprog'

var tableau = {
'pomme' : 3,
'poire' : 2,
'banane' : 6
};

À noter, qu’une variable peut aussi s’additionner, soit mathématiquement (l’incrémentation), soit en « fusionnant » avec une autre variable (la concaténation). Ce qui donnerait en PHP :

<?php

// Incrémentation

$chiffre = 1;

$chiffre++; // ou $chiffre = $chiffre + 1 // La variable s'ajoute à elle-même et vaut désormais 2

// Concaténation

$mot1 = 'Salut';

$mot2 = 'les Lillois !';

$phrase = $mot1.' '.$mot2; // $phrase vaut maintenant 'Salut les Lillois !'

?>

La concaténation peut s’opérer par un point ou le symbole plus : à ne pas confondre avec l’addition, donc !

L’incrémentation est bien entendu un tout petit exemple de ce qu’il est possible de faire mathématiquement. D’ailleurs, sachez simplement qu’on peut utiliser avec les variables contenant des « chiffres » les principaux opérateurs :

  1. addition (symbole + tout simplement),
  2. soustraction (symbole -, ou tiret de 6 sur PC),
  3. multiplication (symbole * et non x !)
  4. division(symbole / et non ÷ !)
  5. modulo (reste de la division – symbole %)

Les conditions

Dans notre exemple ci-dessus, le pseudonyme est donc une variable. Mais imaginons à présent que même le « bonjour » soit une variable. Car, il se peut très bien que ce texte soit affiché le soir !

On va donc demander à notre programme de chercher l’heure et selon cette dernière, on affichera une salutation différente. Voyons ce que ça donnerait EN GÉNÉRAL (pas dans un langage en particulier, juste le principe).

// SI L'HEURE EST COMPRISE ENTRE HEURE x DU MATIN ET HEURE y DE LA FIN D'APRÈS-MIDI

if( heure > x AND heure < y )

// ALORS ON AFFICHE BONJOUR

affichage [boujour] [pseudonyme]

// SINON ON AFFICHE BONSOIR

else

affichage [bonsoir] [pseudonyme]

// fin du programme

Pour tester d’autres conditions que « SI » ou « SINON » (donc par défaut), il y a la condition intermédiaire : « OU SI » (généralement else if).

Il existe une alternative, appelé SWITCH, qui teste une à une les conditions (ça peut être plus propre quand il y a beaucoup de conditions à tester :

if( cas 1 ) { alors... }
else if ( cas 2 ) { alors... }
else { alors... }

// Donnera en SWITCH

switch(condition) {
'cas 1' : alors... (fin)
'cas 2': alors... (fin)
'par defaut' : alors...
}

Les boucles

Comme je dis toujours, un bon développeur est celui qui en fait le moins possible pour avoir le meilleur résultat. Travailler moins pour gagner plus 😉

Les boucles sont tout à fait dans cet état d’esprit !

Imaginons encore que sur notre petit site, on veut cette fois afficher toutes les personnes qui se sont inscrites. Faire une boucle dans la base de données permettra alors d’avoir tous les abonnés en un coup d’oeil et de les trier comme bon nous semble (par ordre alphabétique, par ordre de date d’inscription, etc.).

Mieux encore, on a un formulaire à faire avec une liste de date. Vous ne me verrez pas taper les années après années et perdre ainsi mon temps 🙂 Le mieux est de demander à la machine de le faire pour nous !
Et on a le choix : boucle de type FOR ou de type WHILE.

Le principe de la boucle est toujours le même : « tant que » la condition n’est pas remplie, il faut continuer OU il faut tout déballer. Mais attention de ne pas créer une boucle infinie, qui ne serait pas du tout bonne pour les ressources de nos machines (ce qui pourrait entraîner un bug ou une alerte qui ferait mauvais genre).

// Ma variable vaut 1 =>  i = 1
// Tant que ma variable est différent de 10 => i != 10 // on aurait pu utiliser un autre comparateur
// Incrémenter ma variable à elle-même => i++

for ( i = 1 ; i != 10 ; i++) { /* On affiche la variable i */ }

Les fonctions

C’est le côté le plus intéressant de la programmation. Rappelez-vous : Travailler moins pour gagner plus.

Les fonctions sont des programmes tout fait (programme déjà créé ou copié sur un développeur très sympa qui a mis son code en ligne).

Les fonctions nous font donc gagner un temps fou à ne pas réinventer la roue. Il suffit de les importer dans notre programme, puis de les appeler le moment venu.

On place généralement de code comme ci :

function ( ) { le programme } 

Les fonctions peuvent aussi être regroupées, cette fois dans une sorte de super fonction qu’on appelle Class.

Cette organisation du code est alors appellé « programmation orientée objet« , à différencier du code « à la volée » qu’on appelle « programmation procédurale ».

class Exemple { ensemble de fonctions }

// on appelle la classe
test = new Exemple();

// puis on va chercher ce dont on a besoin dans la classe
// en utilisant des syntaxes différentes selon les langages comme des " -> " ou des "."

age = test->calcul_age('12/05/1980');

Si la variable est une boîte qui contient une valeur, la fonction et la Class sont des « machines » comparables à un distributeur de café. Vous sélectionnez ce dont vous avez besoin, sans chercher à comprendre comment ça fonctionne à l’intérieur. L’important est que vous sachiez comment l’utiliser (mettre des pièces, sélectionner le liquide souhaité, etc.).

Voilà, j’espère que cette petite présentation de la programmation vous aura plus. Vous imaginez bien que l’on peut aller très loin en programmation, et faire des « trucs magiques » dont on est souvent très fiers 🙂

Chaque fois que j’ai l’occasion de discuter avec des adolescents, ils me parlent souvent de… comment créer un jeu ! À vrai dire, je trouve ça plus passionnant que d’y jouer.

Mais ce qui me fascine le plus en programmation, c’est de transmettre sa pensée en langage machine, jusqu’à la possibilité de créer… de l’intelligence artificielle 😉