AU SOMMAIRE :

Dans le développement Web, il y a donc deux grande notions à connaître :

  1. Le code côté internaute (traité par le navigateur Web, comme Chrome)
  2. Le code côté serveur (le code n’est alors pas visible par l’internaute, pour peu qu’il cherche !)

Parmi les langages côté serveur, il y en a un appelé PHP pour « Hypertext Preprocessor« .

Il manquerait pas un « P » par hasard dans « Hypertext Preprocessor » ? Pas vraiment, car il s’agit d’un acronyme récursif (je vous renvoie au lien placé sur ce terme pour en découvrir le sens). Vous verrez que la notion de récursivité est présente en programmation.

Pourquoi je vous parle de ce langage plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est le langage utilisé pour faire fonctionner les principaux CMS comme WordPress, Joomla! ou encore Drupal.

Un langage côté serveur

Ce qu’il faut simplement comprendre à propose de PHP est qu’il est traité via un Serveur Web, jamais par le navigateur, contrairement au Javascript par exemple.

Le rôle du PHP est donc d’exécuter des tâches avant même le chargement d’une page dans le navigateur.

Ainsi lorsqu’un internaute formule une requête, comme s’inscrire dans un forum, le serveur enregistre D’ABORD les informations dans une base de données via un programme PHP, et seulement ENSUITE charge la page dans le navigateur (pour afficher notamment u message comme « Inscription réussie !« ).

Dans la plupart des cas, PHP génère simplement des pages dynamiques, c’est-à-dire qu’il construit une page virtuelle (comme celle d’un Blog) à partir d’informations dans la base de données.

Hello World en PHP

Pour générer un simple message traditionnel dans votre navigateur, voici comment procéder.

Le serveur Web local

D’abord, je vous rappelle que votre navigateur Web ne comprendra pas PHP. Pour cela, il vous faut un serveur Web.

Ça a l’air compliqué dit comme ça, mais, vous allez voir, c’est enfantin ! Il suffit de télécharger un petit « logiciel » et, hop, votre navigateur « comprendra » les instructions en PHP.
En réalité, le navigateur Web ne le comprendra pas ^^’ C’est le logiciel dont je parle qui va lui traduire !

Il suffit donc de télécharger ce logiciel GRATUIT, dit « serveur web local », comme :

Ils sont tous simples d’utilisation. Je préfère MAMP, mais XAMPP a un module appelé Bitnami qui rend l’installation d’un CMS encore plus simple (je vous renvoie au tutoriel du site de l’éditeur). À vous de voir !

Il existe des outils plus… professionnels. Je pense notamment à DOCKER. Mais, je préfère ne pas en parler dans cette rubrique « éclairage » faite pour débuter.

Le rôle d’un serveur Web local est simple : simuler un vrai serveur et SURTOUT s’exercer sans craindre de faire planter votre magnifique site !

Je vous recommande d’utiliser PHP7, qui va devenir la norme. Encore que tous les CMS ne tournent pas encore correctement dessus (dans ce cas, préférez le 5.6).

C’est parti !

Donc, une fois téléchargé et ACTIF, notre serveur Web local va faire le lien entre notre code PHP et le navigateur Web (Chrome ou Firefox, aucune importance !).

Il suffit de se rendre à l’adresse de votre serveur local, du genre : http://localhost:8888/

MAMP localhost copie d'écran de la page Web

 

Au passage, on notera la présence de MySQL, qui est en fait la base de données qu’utilisera PHP (toujours en local). Mais on en est pas encore là !

Avec MAMP, le dossier PAR DÉFAUT où sont stockés les projets est nommé « htdocs« . Pour plus de clareté, n’hésitez pas à créer des sous-dossiers.

Inutile de mentionner « htdocs » après le localhost dans l’URL de votre page. C’est implicite.

Donc créons un dossier « premier-site » dans « htdocs », ce qui donnera « MAMP/htdocs/premier-site/ ».

Puis, avec l’éditeur de texte le plus élémentaire, enregistrons un fichier qu’on appellera « hello.php ».

Sur le navigateur, on aura donc l’adresse suivante :

http://localhost:8888/premier-site/hello.php

Voici maintenant ce qu’on va écrire dans « hello.php » :

<?php

// Notre première ligne de code !

echo 'Hello World !';

?>

Comme résultat, le message « Hello World ! » apparaîtra sur un fond blanc.

PHP hello world

Mais alors, où sont passés les autres lignes ? Déjà, la première et la dernière lignes servent à encadrer le code PHP, un peu comme pour dire « Attention, je vais parler en PHP de ici à là. » Exactement comme avec le HTML, sauf que le serveur Web lui est beaucoup plus pointilleux qu’un navigateur Web avec le HTML ! Il faut être très rigoureux.

La ligne 3 est précédée de « // », ce qui veut dire que l’on a créé un commentaire, que PHP va ignorer. Très pratique pour se souvenir de l’intention d’une ligne de code, et donc, permettre à des collaborateurs de consulter et poursuivre votre travail ! On ne commente jamais assez 😉

Le « echo » sert simplement à afficher un message.

Chaque instruction en PHP doit se finir par un point virgule !

Les variables

Finissons cette phase de découverte de PHP par la notion la plus élémentaire en programmation : les variables.

Bien entendu, on retrouve en PHP les grands principes de la programmation (conditions, boucles, etc.), mais ce sera le sujet du prochain cours : calculer un âge en PHP.

Voici une variable :

<?php $message = 'Hello World !'; ?>

Autrement dit, on donne la valeur « Hello World ! » à une variable, qu’on pourrait comparer à une boîte. Celle-ci pourrait contenir un tas de choses, comme des chiffres.

Pour revenir à notre code précèdent, ça donnerait ceci :

<?php

// Notre première ligne de code !

$message = 'Hello World !';
echo $message;

?>

Et là, vous allez me dire, il se passe la même chose ! Alors, à quoi bon ? C’est juste qu’une variable sert en fait à stocker un élément inconnu en théorie. C’est le cas d’un prénom par exemple, ou d’une opération. Et c’est ce qui donne justement cet aspect dynamique.

Imaginons qu’on propose un formulaire avec comme libellé « Affichez votre message ». PHP affichera alors le message de l’internaute après soumission du formulaire et pourra stocker ce message dans une base de données.

C’est exactement ce principe qu’on retrouve sur Facebook ou Twitter.

Pour ce qui est du formulaire, vous trouverez la démonstration dans le TP suivant. Et cette fois, on va utiliser nos variables pour effectuer un petit calcul avec des inconnus.